La physique moderne a-t-elle rendu le Créateur inutile — ou a-t-elle déplacé la question ?
Qui a créé l’univers ? examine ce que la cosmologie contemporaine établit réellement sur l’origine du cosmos et la possibilité de penser une cause qui ne serait elle-même ni dans le temps ni dans l’espace.
Du Big Bang à la question du commencement
Le modèle du Big Bang décrit un univers anciennement extrêmement chaud et dense, puis son expansion. Il ne s’agit pas d’une explosion survenue dans un espace déjà là : le cadre physique concerne aussi l’évolution de l’espace-temps lui-même.
Cette distinction oblige à préciser les questions. Que signifie « avant » si le temps physique a un commencement ? Une théorie cosmologique peut-elle expliquer pourquoi il existe un univers, pourquoi ses lois sont celles-ci et jusqu’où remonte une explication scientifique ?
Ce que la physique explique — et ce qu’elle laisse ouvert
L’ouvrage interroge les modèles contemporains, la cosmologie quantique, l’inflation, les hypothèses de multivers et la question de l’ajustement fin. Il distingue les équations, leur confirmation empirique et les interprétations philosophiques que l’on en tire.
La méthode refuse deux raccourcis symétriques : transformer une limite actuelle de la science en preuve de Dieu, ou transformer un modèle physique en réfutation de toute cause transcendante.
Un Dieu hors du temps et de l’espace ?
La question centrale est conceptuelle : une cause de l’univers doit-elle appartenir à ce qu’elle explique ? Peut-on penser une réalité qui ne soit ni un objet parmi les objets ni un événement dans la chronologie cosmique ? Et que permet réellement de conclure la physique lorsqu’elle atteint ses propres frontières ?
Le livre ne promet pas une preuve facile. Il cherche à séparer les résultats scientifiques, les extrapolations et les arguments métaphysiques afin de mesurer exactement leur portée.
Le cinquième volet de L’Enquête
Après Qui a écrit la Torah ?, Qui a inventé Dieu ?, Qui est sorti d’Égypte ? et Qui a créé le mal ?, ce cinquième volume poursuit la même exigence : exposer les pièces, formuler les objections à leur force maximale et limiter la conclusion à ce que les arguments permettent.
- Édition française
- 162 pages
- Publication : 10 septembre 2026
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